OLIVIER MÔME

Du 25 juin au 2 août et du 25 août au 2 septembre 2022

Dépliant de l’exposition

Présentation de l’exposition

Prendre, reprendre, ressasser jusqu’à ce que cette chose devienne une pièce du puzzle que j’assemble. Le parcours se trace de manière non linéaire, parfois fortuitement, parfois de manière planifiée.

De grandes avancées, des boucles, des retours, des redécouvertes de recherches bien antérieures, parfois la relecture se fait différente, plus concise ou plus lâche.

Dessiner, amasser, peindre, conserver/converser, intégrer, donner forme, enfouir, émerger, réemployer, stocker, oublier et redécouvrir.

Le temps fait son œuvre.

Se laisser porter dans sa propre histoire, écouter ses échos intérieurs, créer sa petite musique, sa petite mythologie.

Créer ses redites dans son propre travail et ses différents chemins, tel est, par moment, le cheminement de mes pensées dans mon travail.

Comme une respiration, se retourner pour voir d’où est partie une série.

Mes premiers pas étaient baignés d’ambiances nocturnes, bien souvent de paysages urbains déserts. Des lieux, des architectures, des engins, puis l’atelier comme terrain de convergence, des particules sélectionnées d’un monde réduit à ce que je voulais comme essentiel et personnel.

Des volumes, des maquettes, qui donnent à voir des points de vue de l’atelier, se transforment en paysages.

Dernièrement c’est un type de lieu, atelier industriel en déshérence, le passé oublié et bientôt effacé, détruit. Ces fameux engins dévoreront bientôt ce lieu. Les pelleteuses le détruiront, puis les engins de terrassement aplaniront pour finir de l’effacer.

Une friche comme l’on dit, et qui me ramène bien loin en arrière, au temps des séries des Gares Saint-Charles et des Friches de la Belle de Mai de mes débuts. Un jalon et un repère où je suis retourné faire une boucle, peut-être pour mieux l’arrimer à mon univers avec cette série des Friches Sycomore.

Olivier MÔME – Février 2020

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

OLIVIER MÔME