Jean Rudel – Peintre

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email : mhrudel@orange.fr

Liste des expositions à l’AMAC :
Jean Rudel – Présences et secrets

Présentation

« Je peins par nécessité – bien sûr ! et pour répondre à l’appel d’une Beauté diffuse parmi les paysages et les êtres, qui, depuis mon enfance, composent ma « patrie méditerranéenne ». Ainsi s’impose à moi tout un monde intermédiaire, mythique, plein de symboles, qu’ils naissent des relations entre couleurs et dessins ou de l’incantation d’une vision, d’un mot, d’une suggestion musicale, d’un embryon de poème, parfois éclos en cours de travail pictural, et voie majeure de la connaissance. Je ne cherche donc pas à peindre pour « l’actuel ».

L’essentiel pour moi se situant à travers le temps et dans une quête de « délectation pour l’esprit », selon une formule célèbre. Je confie donc le plus souvent à la figuration du féminin un message de Beauté et de renouvellement de la jeunesse de la Création – d’essence divine à mes yeux. Et, sans doute, suis-je avant tout soucieux de proposer des images de rêverie et de méditation, porteuses d’une certaine religiosité – au sens le plus œcuménique, au travers du temps – née de l’émerveillement de mon esprit devant l’univers. »

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Biographie (25/10/1917 – 16/04/2008) :

Né le 25 Octobre 1917 à Montpellier, Jean RUDEL est le fils de Marie-Antoinette BERNARD (Montpelliéraine), institutrice, et de Jean-Aristide RUDEL, artiste peintre Montpelliérain, originaire de Soubès dans l’Hérault qui fût également professeur de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier dans les années 40 et 50. Il passe son enfance et sa première jeunesse à Montpellier et sur les rivages de Palavas-les-flots, et Maguelone qui ont bercé son cœur. Son père l’initie très jeune à contempler la nature avec un regard d’artiste, la lumière changeante sur la mer et les étangs, la rouille sur les réverbères des petites rues… mais aussi la beauté sensuelle des femmes sous la lumière méditerranéenne. Ses parents ayant des revenus fort modestes, il est accueilli comme pupille de la Nation, ce qui lui permet de mener ses études jusqu’en khâgne, puis à l’Université de Montpellier en Histoire. Enfant, puis jeune homme très studieux, la civilisation gréco-romaine le passionnait et enchantait son esprit. Tout au long de sa vie, il écrivit de nombreux articles sur le Mythe et la Beauté, adolescent, il était déjà un excellent dessinateur, comme l’attestent les diplômes de l’Ecole des Beaux-Arts qui le placent premier aux classements de fin d’année. Mais la guerre vient bouleverser sa vie. Fait prisonnier en Normandie, il part en Prusse, dans des camps successifs, où il fait des rencontres humaines exceptionnelles, dont Jean AUJAME le peintre, son ami vénéré, et l’abbé BOUSQUET, décédé en 1945, qui accompagna le renouveau de sa foi chrétienne. La peinture et la spiritualité deviennent alors les grands moteurs de sa vie.En 1943, libéré pour cause de maladie, il retrouve sa famille restée à Montpellier (son père est devenu professeur de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts). Il rejoint un réseau de résistance (AS Renseignements) auprès de l’abbé Levet à Saint-Guilhem-le-Désert où il se réfugie grâce à J. Claparède, Conservateur du musée Fabre, puis est muté au Centre militaire formations de la XVIème région (colonel Louis) C’est à cette période qu’il fait la connaissance de Jeanne, réunionnaise, étudiante à Montpellier, qu’il épouse le 14 juin 1947.

Membre du Comité de l’UNEF, devenu président de l’A.G. des étudiants à Montpellier en 45-46, il est ensuite désigné comme chef de cabinet du Maire en 46, mais refuse alors une carrière politique proposée par le représentant du gouvernement.

Il reprend ses études à Paris, à la Sorbonne, où il obtient l’Agrégation d’Histoire en 1948, année de la naissance de son premier fils Jean-François. Elève de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de 1948 à 1950 (avec les professeurs Francastel, Chastel et Braudel) Tout d’abord Professeur d’Histoire dans plusieurs lycées dont celui du Havre, puis le lycée Marcel Roby de Saint-Germain-en-Laye, il s’établit définitivement à Saint-Germain-en-Laye avec son épouse Jeanne et leur fils. Deux enfants naîtront ensuite, Marie-Hélène en 1950 et Vincent en 1955. Commence alors une période très riche de création artistique et intellectuelle. Il peint, dessine, dans son atelier de Saint - Germain, et au printemps et en été sur les rivages de la mer et des étangs de sa chère région natale (Maguelone, son « atelier de nature »).Un troisième atelier s’ajoutera aux précédents à partir de 1975 dans la campagne des Baux de Provence. Il expose à Paris, chez Anne Colin, Vercameer, Aubry, à Montpellier (galerie d’Aragon), à Arles. Des expositions collectives à Bordeaux, Fréjus, Montpellier, Toulouse, aux châteaux de Bourdeille (Dordogne) et d’Eguilly (Côte d’Or). A l’étranger : Rio de Janeiro, Tokyo, Genève.

Il participe à divers Salons, comme Sociétaire ou invité :
- A Paris : Indépendants, Jeune Peinture, SNBA, Automne, Terres Latines, Comparaisons, Salon du Dessin et de la Peinture à l’eau (dont il est le Vice-Président)
- En province : Angers, Charenton (Prix de peinture), Jouy-en-Josas (HEC) Chavenay
- En 2003 la Ville de Saint-Germain-en-Laye lui conacre un hommage avec une grande exposition de ses œuvres. - Œuvres au Musée Municipal de Saint germain-en-Laye et des Baux de Provence.
- Musée du Patrimoine Jean-Aristide RUDEL à Palavas-les-Flots.

Attiré par la peinture religieuse, car l’Art est pour lui une nourriture spirituelle qui a sa place dans les églises, il peint pour les églises de Palavas-les-flots, Fontvieille, Maussane-les-Alpilles, une œuvre d’ « images » comme il la nommait lui-même.

A Saint Germain-en-Laye, il œuvre avec l’association Art Culture et Foi, organisant des expositions de plasticiens chaque année dans l’église, en relation avec la Paroisse.

Carrière Universitaire :

1950 à 1969 : Chargé de cours à l’Ecole des Métiers d’Art et à l’Institut d’Art et d’Archéologie auprès du professeur Chastel.
Appelé au Musée du Louvre par René Huyghe, il est chargé de mission auprès de G.Bazin (Laboratoire et Ateliers de restauration) et contribue à l’organisation des expositions sur Léonard de Vinci.

1952 à 65 : Chargé de mission auprès du laboratoire des Musées en Italie (Istituto del Restauro de Rome)

1961 à 1968 : Professeur d’Histoire de l’Art au lycée Claude Bernard pour la formation des professeurs de dessin.
Chargé de cours au Smith College (Moyen-âge, Renaissance)

mars 1968 : Il crée un enseignement de Technologie de l’Art à l’Institut d’Art, en collaboration avec les professeurs Lassus, Chastel et Jullian.
Maître-assistant, il est désigné président d’une commission interministérielle (Education et Culture) chargée de créer et d’organiser un enseignement des Arts Plastiques à l’Université, avec l’appui des grandes Ecoles d’Art.
Vice-président de l’Association Internationale des Arts Plastiques de l’UNESCO.

1966-69 : Conseiller pédagogique, producteur, pour la Télévision scolaire (ancienne INA) Pour l’Art dans l’Histoire et l’Initiation aux oeuvres

Il crée l’U.E.R. des Arts Plastiques et Sciences de l’Art dans la nouvelle Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, avec le soutien des professeurs Baqué et Lassus de l’ENSBA.

1979 : Thèse sur l’organisation de la surface picturale dans la Renaissance Italienne, obtenue avec la Mention très honorable. Il devient professeur Emérite.

1982 : Directeur de l’U.E.R. d’Arts Plastiques et Sciences de l’Art ainsi que du Centre de Recherches en Arts Plastiques qu’il s’emploiera à réformer.
Il était en effet très attaché à l’enseignement pratique de l’Art à l’Université, associant les ateliers à l’enseignement traditionnel pour que les étudiants aient l’occasion de « mettre la main à la pâte ».

Il sera pendant trois ans l’Assistant de René Huyghe au Collège de France.

De nombreuses relations avec l’Italie (à la Brera de Milan, à l’Istituto del Restauro de Rome, au Musée des Offices de Florence) se traduisent par des articles, publications et participations à des colloques en Italie (Titien, Lotto…)

1950 : Plusieurs ouvrages aux Presses Universitaires (Collection Que Sais-je). Technique de la peinture, ouvrage fondamentalestrégulièrement réédité et traduit dans le monde entier.

Dernière publication Les Techniques de l’Art, rééditée chez Flammarion.
Une œuvre poétique très importante est actuellement inédite.

Jean Rudel – Peintre