Philippe Kaeppelin

Liste des expositions à l’AMAC :
PHILIPPE KAEPPELIN

Présentation

Philippe Kaeppelin (1918 – 2011) est né au Puy-en-Velay en 1918 d’une famille d’origine alsacienne arrivée dans cette ville en 1870. Après des études aux Beaux-Arts de Paris, il apprend à tailler la pierre avec Henri Charlier dans l’église de La Bourboule. Il fait la connaissance d’Henri Pourrat. Marié en 1946, il s’installe à Paris en 1951. Les Kaeppelin fréquentent les Vialatte. Habitant à Vanves, ils reviennent fréquemment au Puy, dans un hôtel du XVIIIe siècle qu’ils ont restauré.

C’est avant tout un artiste de l’art sacré. Taillant, sculptant la pierre, le marbre, les métaux, (plomb doré, laiton oxydé, étain, or), il fait naître de ses mains des autels, des Christs, des tabernacles, des croix. […]

Des bâtiments publics et des monuments portent aussi son empreinte. A tout cela s’ajoute un beau talent de peintre et de graveur. Aquarelles, collages, monotypes.

Des oiseaux fantastiques, pour notre plaisir, en ont rejoint d’autres, découpés ou fondus, en laiton ou en bronze, qui trouvent place à côté du Taureau à vapeur ou du Hareng buffle qui peuplent le Bestiaire fantastique.

C’est dans ce domaine que la collaboration Vialatte-Kaeppelin fut particulièrement féconde. Sons abandonner les cathédrales, car il est un des maîtres de l’Art Sacré contemporain en France et à l’étranger, Kaeppelin reste attaché à cette facette insolite de son œuvre. Il aime se plonger dons cette zoologie, mémoire de sa longue et si riche amitié avec Vialatte.

Texte extrait du Catalogue des Œuvres Profanes de Philippe Kaeppelin, édité par l’Association des amis de Philippe Kaeppelin

KAEPPELIN est sculpteur jusqu‘à l’os. Il n’imagine que par volumes. Il ne voit jamais qu’avec ses doigts. Il refait la réalité… La réalité frappe son regard, puis sort de ses doigts, réinventée comme une plaisanterie monstrueuse.  Ironique, caricaturale, bougonne, cocasse et tourmentée. C’est pourtant elle, à n’en pas douter. Poétique, lyrique, compliquée : simplifiée en même temps. Synthétique et charmante. Elle tient du cauchemar, de Daumier, de l’humour noir, et du rire d’enfant.

Alexandre VIALATTE – LE BESTIAIRE DE P. KAEPPELIN

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Philippe Kaeppelin