Jack Ottaviano – Peintre

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Présentation

Jack OTTAVIANO naît le 20 juin 1924 à Vichy, d’un père sicilien et d’une mère française.

Elève à l’école des Beaux-arts de Lyon, il suit ensuite les cours de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, dont il obtient le diplôme en 1948. Il y enseignera plus tard, à partir de 1978 ainsi qu’à Epinal de 1974 à 1982. Vivant et travaillant à Paris, puis à Beauregard-l’Evêque (Puy de Dôme), il restera toujours attaché à son Auvergne natale et décèdera à Clermont-Ferrand en 1988.

C’est au début de la guerre, à Lyon, après avoir découvert les chefs-d’œuvre du Palais Saint-Pierre, qu’il décide de se consacrer à la peinture. Probablement a-t-il vu alors les œuvres de Louis Hilaire Carrand, ce maître du paysage lyonnais, dont les camaïeux de bruns ou de gris et la matière généreuse l’auront séduit.

A partir de 1947, il participe à de nombreuses expositions collectives et notamment à Paris, au Salon des moins de Trente ans, qui deviendra celui de la Jeune Peinture. Les jeunes peintres, autour de Grüber et Lorjou, en réaction contre leurs prédécesseurs cubistes et surréalistes de l’entre-deux-guerres, prônent un retour au réalisme fondé sur l’observation et le sentiment de la nature.

Jack Ottaviano est profondément marqué par la guerre, ses privations, la découverte de l’horreur des camps et le retour des déportés. Ses premières œuvres représentent des personnages filiformes et décharnés tout à fait typiques de l’ambiance artistique dans laquelle évoluent ces peintres que l’on appellera « misérabilistes ».

Après avoir représenté les effets de la guerre sur les villes détruites il montrera la reconstruction, avec l’importante série des chantiers navals, puis le résultat de certains excès de cette reconstruction, les paysages urbains de « tours » et de « barres » dont la masse paraît écraser l’homme.

Si la symbolique de ces toiles est forte, le sentiment n’en est jamais absent.

Attaché à l’univers de la ville, Ottaviano peindra aussi le métro dans une série d’œuvres remarquables tant par le thème choisi, le point de vue retenu et la poésie qui s’en dégage.

Ce seront ensuite le Carmel de Saint Denis, puis le Chili et la Résistance qui séduiront son pinceau.

Avec ce dernier thème, notre peintre s’éloigne de la figuration et sa peinture se fait de plus en plus poignante.

L’œuvre de Jack Ottaviano est profondément original.

Quel que soit le thème abordé, c’est l’évocation qu’il privilégie et non la représentation.

Sa palette est reconnaissable entre toutes, ses couleurs sont des variations d’une infinie subtilité autour des camaïeux de gris, d’ocre ou de brun parfois ponctués de taches rouge ou bleues.

Sa composition n’est jamais classique, la construction et la distribution des masses ne correspondent à aucun canon pictural, mais visent toujours à mettre en valeur le sens de l’œuvre.

Les constructions de l’homme sont caractérisées par des lignes droites, horizontales ou verticales, souvent tracées énergiquement en pleine pâte avec le manche du pinceau.

Les éléments naturels, sol ou ciel, sont rendus sans souci du détail toujours avec une matière épaisse et généreuse.

Sauf dans ses premières œuvres, les êtres sont peu décrits, silhouettes blanches en réserve sur un fond sombre, ombres foncées sur un fond clair, ou fourmis humaines au pied des grands immeubles.

Cette riche expression plastique est servie par une grande maîtrise technique.

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Jack Ottaviano – Peintre