Serge Hélias

JANVIER – FEVRIER 1990

Numériser0010

Catalogue de l’exposition

Catalogue de l’exposition 15 €

Présentation de l’exposition

Je me souviens la première fois où Serge HELIAS m’a invitée à regarder quelques unes de ses peintures. Je ne savais rien de son parcours ou si peu: une grande fidélité à Bissière dont il était un disciple, la peinture qui avait commencé dans les années 50, un atelier dont il était le professeur à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Paris. A l’école des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand qu’il dirige, j’ai découvert une présence physique très forte, un homme chaleureux et sensible.Cette première fois où je regardai avec lui des toiles grand format, très vite j’ai pensé à ce que Shi Tao, le moine Citrouille Amère, nomme « L’illumination qui gît au cœur de la peinture » Dans la surface peinte surgit un signe en rupture, je
le vois comme cette lumière qui suggère un espace infini, une émotion immense pour le monde, la rencontre amoureuse avec le pluriel qui habite le travail d’atelier.

Là, dans ce lieu au sol de pierres sombres les petits tas de poudre sont autant de témoignages des métamorphoses de la couleur. Les grandes toiles tout près sont des réflexions du temps que l’homme a mesurées, des miroirs de ces changements qu’il a médités. On pourrrait évoquer des séries mais il n’y a rien dans la peinture de Serge HELIAS qui ne soit clôt, rien qui ne soit envisagé comme un cycle fermé.

Je regarde des dessins à la craie grasse travaillés rapidement qui sont comme des notes de voyage, des aquarelles petit-format où le peintre inscrit des signes comme le ferait un musicien lorsqu’il trace sa partition. Parfois au bas de la feuille quelques mots relatent le jour ou la saison, des impressions aussi comme repères du temps. L’œuvre de Serge HELIAS est un double de son amour du réel, un écho qui résonne toujours hors de toute anecdote.

GENEVIEVE JUDE

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Serge Hélias