Armel Jullien

Contact :
Site internet : www.armel.jullien.fr
Email : armeljullien@gmail.com

Liste des expositions à l’AMAC :
ARMEL JULLIEN « LE SILENCE S’HONORE »

Présentation

Né en 1971 en Eure-et-Loir, Armel Jullien vit et travaille en Auvergne près du Puy-en Velay.

De 1989 à 1992, il étudie les arts graphiques à l’école de Brassart de Tours et obtient un diplôme de dessinateur d’exécution en publicité. Parallèlement la peinture s’impose à lui avec l’aquarelle très vite supplantée par l’huile. Entre 1993 et 1996, Armel Jullien travaille surtout le dessin d’après nature et se rend fréquemment au Louvre où les oeuvres des maîtres, et plus précisément celles des peintres du Moyen Âge au Baroque, le guident dans sa pratique. Depuis vingt-cinq ans, il expose régulièrement son travail dans des centres d’art et galeries en France (Lyon, Saint-Etienne, Issoire, Genève, Chambon-sur-Lignon, Le puy, Macon, Aix-les-Bains, Paris, Genève, Avignon, Gordes, Monaco, en Allemagne, en Suisse…). Ses oeuvres sont présentent dans de nombreuses collections privées et publiques.

La figuration réaliste fut jusqu’à l’aube du xxème siècle l’unique mode pictural abordé, malgré bien des avatars et des tentatives de détournement. Les grands spasmes que connut le discours artistique durant le récent siècle dernier semblaient la condamner presque irrémédiablement, mais elle a survécu au gré des tempêtes, symbolique, déformée, parfois presque vidée de tout contenu.

Dès lors, l’image réaliste envahit notre quotidien dans sa banalité la plus objective.

C’est pour cela que la démarche d’Armel Jullien est complètement inscrite dans ce temps.

Les cadrages, les portraits, les objets sont ceux de son environnement journalier. Mais ses peintures, au-delà de leur premier degré photographique, sont une poétisation de ce quotidien. Il a la faculté extrême de nous faire passer au-delà du miroir, et d’envisager alors tout un univers onirique où l’on puise autant dans le passé que dans le merveilleux.

Une sorte de rêve éveillé, en quelque sorte.

Avec une technique bien affinée, un regard de tendresse, alliant magistralement capacité poétique et réflexion graphique il poursuit son rêve pictural où il magnifie tous les éléments et les personnages de son entourage rural. L’on pénètre dans l’image, on se l’approprie, elle nous renvoie à nos propres références quotidiennes, dans la perspective d’un nouveau système de références certes plus psychanalytiques.

C’est cette force là et cette simplicité qui font de l’art d’Armel Jullien un cheminement émotionnel indispensable.

André Liatard  – Conservateur du musée Faure, Aix-les-Bains.

 

Les gens parlent rarement. Ils font du bruit avec les mots mais ne disent rien qui vaille. Les peintres aussi. Le poinçon de la nostalgie rend leur propos ou leurs images – qui les assujettissent à l’autre – à la soumission de quelque chose du passé sous le prétexte de se débarrasser de la part la plus inconnue d’eux-mêmes. Toutefois la peinture peut « dire » parfois ce que les mots ne font pas. Elle avance pour retrouver la parole perdue du réel, cernant de plusieurs côtés la perte laissant le champ libre à tout ce qui pourrait advenir. C’est ce qu’offre le jeune peintre Armel Jullien. Renouant avec le figuratif et une forme particulière de « peinture réaliste » dans une perspective néo-postmoderne l’artiste joue des apparences et des impressions que celles-ci peuvent ouvrir. Il joue aussi avec les formes « apprises » du réel, les dogmes en vogue dans l’esthétique du temps et les opinions qu’on porte sur l’art sans s’en soucier, sans se préoccuper de ce que la modernité réclame en ses canons. Il joue aussi avec l’apparence photographique qu’il décale à travers ses natures mortes ou ses scènes du quotidien afin qu’on le regarde plus précisément et avec des yeux écarquillés.

Toutefois la peinture d’Armel Jullien demande une attention particulière. Sans cela, le risque est grand de passer à côté. Au sein de la figuration, son travail pousse une porte non sur l’onirisme – comme on l’écrit trop souvent à propos du peintre – mais vers une vision « lynchéene des choses » : à savoir que la représentation ouvre à une re-présentation : d’ailleurs sans cette dérive la peinture n’est rien qu’un décor. Créant un pont entre le réel et ce qui lui échappe, l’artiste nous plonge en un univers à la fois ouvert et fermé et qui traverse le temps chronologique qu’on nommerait en photographie celui de la prise ou de la pause (et pose). En conséquence, si la figuration fait loi, on est loin du réalisme. Et c’est bien là le piège nécessaire choisi par l’artiste pour nous confondre et nous confronter à ce qu’il en est de nous-mêmes dans notre rapport au réel et à l’image même s’il n’insiste pas. De manière subtile Jullien nous laisse à la porte de notre questionnement sur qui nous sommes et qui nous devenons, bref et pour faire un peu brutal il nous laisse le soin de nous « démerder » avec nos images.

Le diable du réel est à nos trousses mais il est pris – comme est pris l’artiste – dans un univers formel à la recherche de l’algorithme du quotidien qui nous fait sortir de nos maisons vers un rappel et un retour astucieux : en montrant le dehors on glisse dans le dedans de cette demeure intime. C’est pourquoi, et face à une montée en puissance des nostalgies de l’ordre moral toujours prompt à sortir des réserves de la mémoire nos machines à censure, Armel Jullien, jamais orphelin des sources artistiques antérieures, marque une étape décisive dans sa manière de montrer avec audace mais sans la violente gratuité de l’évidence obscène. Il organise une stratégie bien plus opérationnelle. Sa démarche au-delà de la provocation ou d’une expression factice, projette une lumière crue sur des lieux qui s’affirment en leur dualité dans une liberté de l’imaginaire.

En ce sens, reprenant des règles anciennes, l’artiste impose une iconographie paradoxale de la modernité. Ne cherchant pas à faire du neuf pour du neuf, ne se contentant jamais d’exploiter une imagerie sur laquelle il pourrait s’appuyer, Armel Jullien développe un univers aussi mental que physique bien à lui. Nous sommes ainsi confrontés à une œuvre excitante propre à développer notre curiosité sur tout ce qui nous encastre généralement dans le monde du quotidien. Évitant d’un autre côté toute symbolique (cette commodité de la peinture) son travail nous fait redécouvrir le quotidien et à sa manière nous permet de rentrer dans l’origine du monde. Avec des couleurs et des arêtes souvent vives nous ne sommes plus des possédés du réel mais des propriétaires de nos lieux afin de s’y diriger un peu mieux voire d’y vagabonder. Bref la peinture joue sur une nécessaire ambiguïté et un décalage. Elle  fait du spectateur un être à la fois libre et aimanté.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

LES EXPOSITIONS D'ARMEL JULLIEN

Expositions personnelles

 

2019         « Dans le verger du lion » Maison des sires, Avallon.

2018   "La rencontre comme essence" Médiathèque de Chaspuzac.

2017                Mapraa, Lyon.

Au peintre sportif, Le Puy en Velay

2016                Au pêcheur sportif, Le Puy en Velay.

Galerie Art Pluriel Rive Droite, Saint-Etienne.

Château d’Orfeuillette, Albaret-Ste-Marie, Lozère.

2014                Espace d’Art Contemporain les Roches, Le Chambon-sur-Lignon.

2013                Espace AZ, Le Puy-en-Velay.

Galerie Mary Ann, Mâcon.

2012                Centre Culturel Jean Monnet, Saint-Genis-Pouilly.

2010                Salles Jean Hélion, centre culturel Nicolas Pomel, Issoire.

L’Oppidum, Champagnole.

2009                Une histoire de bois, Le Puy en Velay.

2008                Centre Culturel Jean Monnet, Saint-Genis-Pouilly.

Galerie Sainte-Catherine, Rodez.

2007                Galerie Les Arts en Lozère, La Canourgue.

Galerie Jean Claude Simon, Conseil Général de Haute-Loire, Le Puy en Velay.

Musée Faure, Aix les Bains.

2006                Espace Claude Bessou, Saint- Grégoire.

2004                Centre Culturel Jean Monnet, Saint-Genis-Pouilly.

2002                Boutique de Philippe Tournaire, joaillier, Lyon.

2000                Médiathèque de Saint-Grégoire.

Office de Tourisme de Nohant.

1999                Abbaye de la Chaise-Dieu, Haute-Loire.

1998                Galerie La Palette, Le Puy en Velay.

Ancienne Maison Consulaire, Mende.

1996                Galerie du théâtre Rutebeuf, Clichy la garenne.

 

Expositions collectives

 

2018                "Flesh" avec Peggy Viallat, Le Trampoline, Vic-le-Comte.

"La chapelle de la Visitation et puis deux Lumières" avec Sébastien Alibert, Le puy en Velay.

Tour de Main, avec Myriam Defour-Boncompain, Montpeyroux.

2017            Arts Up, Cloître Saint-Louis, Avignon.

Galerie Collection de la Praye, avec Dominique Bajard, Fareins.

2016               Paris Artistes, Bastille Design Center et L'oblique CIUP, Paris.

L’évènement, salle des fêtes. Jullouville.

Chapelle avec 4L, avec C. Filliatreau (sculpture). Chapelle des Pénitents Blancs, Gordes.

Ouïdes Art Contemporain avec Myriam Boncompain (céramiste), Ouïdes.

2014                Histoires naturelles, Musée Robert Dubois-Corneau, Brunoy.

2013                Chapelle Anne-Marie Martel, le Puy en Velay.

2011           Galerie Red Zone Arts, Genève.

2010                "Le métallier invite", Montfaucon en Velay.

2008                Vivienne art galerie, galerie Vivienne. Paris.

2006                Plein Phare avec Valentine Jullien et Yvette David.

2005                Jardin particulier, Avec Amri, sculpteur. Aigremont (Yvelines).

2004                Plein Phare avec Ankh et Brice Viberti, sculpteurs. Ussel.

2003          Prégn'art dans les jardins de Prégnin.

2001          Avec Jens-Peter Adrians, peintre. Kreismuseum Syke. (Allemagne).

2000          Galerie les Amis des Arts, Neuchâtel (Suisse).

1999          Avec la galerie Art des Cités, Musée de l'hôpital Henri Mondor, Créteil.

1998          « Le petit marché d'art comptant pour un! ». Avec caroline Boisgallais et Arnaud

Rabier. Camion-Galerie, place de la Bastille, Paris.

1996          Art link, avec Camilo C. Etchavarria et José Zaragoza

 

Salons

2018   Artshowroom, Galerie le Miroir du temps, Vichy.

2016                Regard sur les arts, Collégiale Notre Dame de Lamballe.

2015                Gemlucart, Monaco.

2014                Crac, Champigny-sur-Marne.

2013                Poissy Talents. Poissy.

2012                26ème grand prix de peinture de la ville de Saint-Grégoire.

Biennale Artélys, Bourg en Bresse.

Salon d’Automne en Chine, dans les villes de Dalian et Haïkou.

2011                Balt’art Contemporain. Pavillon Baltard, Nogent-sur-Marne.

25ème grand prix de peinture de la ville de Saint-Grégoire.

2009                23ème grand prix de peinture de la ville de Saint-Grégoire.

Puls'art. Le Mans.

2008                22ème grand prix de peinture de la ville de Saint-Grégoire.

2005                19ème grand prix de peinture de la ville de Saint-Grégoire: 2ème prix.

2004                18ème grand prix de peinture de la ville de Saint-Grégoire.

Prix de portrait Paul-Louis Weiller. Institut de France, Paris.

2001                Prix de portrait Paul-Louis Weiller. Institut de France, Paris.

2000                6ème concours franco-suisse d'art plastique: 1er prix. Divonne les Bains (Ain).

Tendances de la création contemporaine: 3ème prix. Châtenay-Malabry.

1999                13ème grand prix de peinture de la ville de Saint-Grégoire: 3ème prix.

1998                Salon artistique du Puy en Velay: 2ème prix.

1997                Grands et Jeunes d'aujourd'hui. Espace Eiffel-Branly, Paris.

1995                65ème salon de printemps: médaille d'or et prix du public. Clichy la garenne.

 

Collections

Fondation Colas

Ville de Clichy-la-Garenne

Ville de Divonne-les-Bains

Musée Faure, Aix-les-Bains

Conseil Général de Haute-Loire

Ville d'Issoire

Collections privées (France, Suisse, Allemagne, Angleterre, Etats-Unis, Espagne, Afrique du Sud…).

 

 

Armel Jullien