Claude-Henri Fournerie

Présentation

Il peint cet espace de revenance issu des mondes blancs. Comment se peut-il ami que ces semblances humaines se distinguent sans réflexion de la lumière solaire ? Ton art hésite entre l’apparence des corps et la réalité de l’image en un lieu de reflet. Pourtant, un pied dans le vide une main ou travers du corps blessé de I’image thomiste la figuration que tu obtiens sur la toile et c’est là ton secret impartagé, procède à nos yeux médusés d’un refus stoïque de s’effacer.

Exposées tes toiles nous conviennent à l’immobile entre visible profané et invisible révélé, en un lieu sans langage celui de I’effroi. Silence donc pour les yeux, fenêtres de l’âme un jour fermées. L’art mortel de moins désespérer le réel est à I ’homme qui peint pense et passe l’ultime et fraternel devoir de dissidence imaginaire.

Robert L. Liris

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

LES EXPOSITIONS DE JILL BONNAUD

Claude-Henri Fournerie, tentative de pata-biographie.

1949 : naissance à Chamalières.

Il échappe de peu à la maladie du lapin écorché. Peu de temps après, il obtient le 2e prix
au grand concours du plus beau bébé des Galeries de Jaude ( Clermont Ferrand ).
1952 : premiers essais scolaires qui lui permettront d'orner à vie ses cartes de visite de la mention « Ancien élève des écoles maternelles du département du Puy-de-Dôme ». Il manifeste une hostilité certaine à la soupe ou tapioca et à l'huile de foie de morue. Lors d'un passage à Durtol (Puy-de-Dôme), tandis qu'il dessine sur une page du Journal de Mickey, il rencontre Jean Dubuffet qui l'incite vivement à continuer.

1957 : gagne le grand concours du «Jeu des 7 erreurs» de La Liberté, à l'époque le deuxième quotidien de Clermont-Ferrand (installé 15, rue du Port, dans les anciens locaux de L'Avenir du Plateau central).

1959 : André Darrigade gagne le championnat du monde sur route de Zandvoort : l'épopée de ce grand coureur cycliste aura une influence certaine sur sa vie et son œuvre. Elève du collège puis du lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.

1962 : fugue, qui le conduit au sommet du pic de Montaudoux.

1968-1972: passe son bac d'abord puis devient étudiant à la faculté de Droit et Sciences Politiques de Clermont-Ferrand. Participe à la revue de bandes dessinées urubu, qui connaîtra certaines difficultés de diffusion à la suite de son exigence de voir ses planches reproduites dans leur format originel (65 x 110 cm).

Diffuse Actuel, le mensuel de contre-culture dirigé par Jean-François Bizot.

1972-2004: peintre d'une grande discrétion,-il participe à certaines expositions collectives et personnelles: Peintres de l'Insolite, salon des Indépendants, galerie Una (Genève), galerie Athanor (Clermont-Ferrand), galerie Marie-Cauvin (Billom), galerie d'Art contemporain (Chamalières). Dessinateur humoristique, graphiste et illustrateur, il est présent dans de multiples publications et ouvrages dont Peintres de l’insolite - Natiris (1982), Une Saison au Paradis - Monitoires (Cymbalum pataphysicum) (1984), Clermont fait rire - Canope (1995), Les Proverbes Bantous (d'Alexandre Vialatte) Au Signe de la Licorne (1998), L'Île des Morts, hommage à Bocklin Somogy (2001),LAuvergne Insolite - Au Signe de la Licorne (2002).

2005-2014 : victime de harcèlements moraux et répétés de la part de Slobo, il accepte de montrer ses œuvres.

Pascal Sigoda ( Membre du collège de pataphysique, du collège de banalyse, du groupe jalon, de l'Oulipo et du mouvement parauvergnat)

Claude-Henri Fournerie