Jill BONNAUD – Peintre Graveur

Présentation

Peintre de la lisière, du passage « tsunamisant », Jill capte la violence du mouvement anarchique et fugitif qui tout à coup s’apaise et déjà s’oublie, au profit de la trace… Où commence le ciel et où finit la terre quand ce n’est pas l’océan qui éclipse l’un ou l’autre ? La question qui flotte autour de son œuvre a pour chacun le charme du rébus.

Fidèle à un respect maniaque de la structuration en couches horizontales superposées et comme sédimentées, Jill la femme debout n’ambitionne en fait que la verticalité. Vers le haut ou vers le bas, laissons-nous aspirer. L’ocre de la terre retourne à la cendre de ses propres entrailles en fusion, la mer enfle, impose sa paix et réduit à l’indigence le ciel noir de tornade.

Il faut voir la ligne d’horizon ou de flottaison naître du chaos des mains qui frappent la toile à grands gestes, Big Bang que le peintre devra encaisser avant de continuer son chemin d’endurance vers la vibrante matière, intense et harmonieuse. Ici, un rouge utérin chargé de bonheur, ailleurs une phosphorescence d’algue, là un effet de buvard bleui d’outremer, plus tard un tonitruant jaune végétal. Entre deux eaux, deux mondes supra ou infra, des formes s’immiscent et s’esquissent, en gestation autant qu’en suspension…

Oubliant Turner, dont les ciels sont des incendies sombres, des mondes tout à coup renversés, des déluges secs qui s’abattent sur une terre instable, bancale, Jill raconte dans les siens le silence après l’effroi.

Arrivée au bout de la tempête, celle qui affirme avoir depuis toujours « la tête dans les nuages » vient d’inventer le ciel modeste. Pas de ces nuages lourds et chargés de craie à la Boudin, de ces épaisses galaxies qui semblent comme mues par leur propre mécanique réglée, ni même les escadrilles blanches sans pilote d’un Magritte. Des palpitations ouatées, des traînées de nacre, des moutonnements dociles rognés par le bleu… Un ciel pour candide, un ciel pour prendre l’air.

Fixer une toile de Jill revient à faire un de ces « rêves bercés » dont parle Gaston Bachelard. Car « c’est près de l’eau, c’est sur l’eau qu’on apprend à voguer sur les nuages, à nager dans le ciel. »

Annick Faurot

Quelques oeuvres (cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

LES EXPOSITIONS DE JILL BONNAUD

1987 Galerie «Arts 63», Clermont-Ferrand
1988 Premier prix de la ville d’Ussel
1989 Exposition mixte du Grand Prix du Reader’s Digest, Paris 7e
Grand Prix de la peinture du Lion’s Club Auvergne, Clermont-Ferrand
1997 Premier prix médaille d’or de la ville de Chamalières
2008 Les Arts en Balade, ouverture de l’atelier à Romagnat
2009 Les Plasticiens du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand
Caisse des Dépôts et Consignations, Clermont-Ferrand
Galerie municipale d’Art contemporain – AMAC- Les Amis de l’AMAC, Chamalières
2010 Résidence Althéa, Vichy
Exposition mixte Artogue, Pontaumur

2011 Galerie municipale d’Art contemporain – AMAC- exposition mixte Artogue, Chamalières
Galerie de l’Echarpe, exposition mixte Artogue, Toulouse
Galerie Artichaut, exposition mixte Artogue, Lyon 5e
Ecole de Commerce, Clermont-Ferrand
Exposition mixte Artogue, Clermont-Ferrand
2012 Marie du 6e, exposition mixte Artogue, Lyon
1re Biennale des arts, La Halle aux Grains, Issoire
Galerie Cercle Optique, exposition mixte Artogue, Lyon 5e
Invitée d’Honneur à l’International Art Fair d’Aberdeen, Ecosse
Hotel Best Western, Clermont-Ferrand
2013 Galerie municipale d’Art contemporain – AMAC- Chamalières
Centre Camille Claudel, exposition mixte Artogue, Clermont-Ferrand
«La Muscade», exposition mixte d’art contemporain, Blanzat

Jill BONNAUD – Peintre Graveur