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Exposition Fabienne Tronche Bézy "Les copines" |
Association Mouvement Art Contemporain présente  FABIENNE TRONCHE-BEZY Peintures et sculptures textiles « Les copines »
« Les copines, c’est un peu moi et toutes les autres. Elles sont nées en juin 2007, sans douleur, d’un coup, si spontanées et si conformes, que je m’en étonne moi-même ! Je pense qu’elles sont là pour un moment car elles ont beaucoup de choses à dire de moi et des autres. Exit le pompeux, le verbiage, le glamour : du naturel, du sincère, du léger, du vrai, du joyeux, du coloré, mais aussi une certaine autodérision, de l’écart, de l’humour et du doute aussi ; beaucoup de doute parce que le doute manque tellement à notre époque empêtrée de certitudes. Dans mon travail, la primauté de la trace féminine est toujours importante dans la peinture sur toile cirée comme dans les sculptures textiles. Ce sont des matériaux qui renvoient à des activités spécifiquement attachées au féminin social (cuisine, couture). Activités jugées longtemps mineures, c’est une sorte de revalorisation des tâches ordinaires. C’est comme si l’art pouvait en quelque sorte réformer ou dénoncer quelque chose. Mais nulle présence ici de discours polémiste engagé, nul stéréotype féministe virulent (nous ne sommes plus en 68). Mais par la voie simple du vrai, de l’ordinaire, du naturel, du coloré, du joyeux, j’exprime un engagement authentique de femme. » Fabienne Tronche-Bézy Exposition du 30 avril au 7 juin 2008 Vernissage le vendredi 16 mai 2008 à 18h00

Les copines
Elle était dans son atelier Avec des branches Et du papier. Elle a pris de la colle et des couleurs Elle a façonné, modelé, sculpté Des formes Rondes Longues Elancées Et je suis née : Femme à la chair brute Fièrement campée, Mains fébriles de besogneuse, Chevelure à l’univers reliée. Je m’appelle Janine. Et puis sont venues les copines. Astrid la meneuse Mercedes grande rigolote Sylvie la magnifique Angèle la petite Thérèse qui rit quand on… Lydie, Sonia, Sarah Adélaïde la rigide Colette la liseuse Josette la sérieuse Et toutes les autres… Il y a même des garçons, Le beau Georges Et le charmant Léon Nous sommes là. Nous existons Ravies de voir, de sentir, de rire. Nous nous regardons Nous nous reconnaissons Toutes pareilles au fond Toutes fragiles mais déterminées A conquérir le monde A revendiquer notre féminité A râler contre l’adversité Sans fausse pudeur Mais sans aigreur. Dé-ci-déees Des-i-dées Ca y est. On peut y aller. Franchissons la porte de son atelier. Marie-France Bézy
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